𝐍𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐢𝐧𝐞́𝐦𝐚𝐭𝐡𝐞̀𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐎𝐮𝐚𝐠𝐚𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮: 𝐮𝐧 𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐀𝐁𝐂A

La Cinémathèque africaine de Ouagadougou a accueilli, du 24 novembre au 06 décembre 2025, un important atelier dédié à la numérisation des archives filmiques et non filmiques, organisé par l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA). Cette initiative s’inscrit dans la continuité du projet de renforcement des capacités techniques financé par l’Ambassade des États-Unis au Burkina Faso, qui avait permis l’acquisition d’équipements spécialisés et la formation des agents à leur utilisation.
Pendant dix jours, trois groupes de travail ont été constitués en fonction de la typologie des archives. Le premier groupe s’est attelé à la numérisation des films sur pellicule 16 mm et 35 mm ; le second a travaillé sur la numérisation, la légende et le classement des photos ; tandis que le troisième a réalisé l’inventaire des archives filmiques numériques. Ensemble, ils ont produit des résultats remarquables : 16 films numérisés sur 15 prévus (représentant 40 bobines), ainsi que plus de 1 200 photos désormais numérisées, légendées et correctement cotées.
La cérémonie de clôture, tenue le 05 décembre 2025 dans la salle de projection de la Cinémathèque, a été présidée par le Secrétaire général de l’ABCA, Éric SAWADOGO, représentant le Directeur général. Très satisfait du travail accompli, il a salué « le sens du devoir bien fait » de tous les participants et leur engagement pour la sauvegarde du patrimoine cinématographique africain. Il a également indiqué que les difficultés rencontrées au cours du processus seraient rapportées à la hiérarchie, afin d’améliorer les prochaines sessions de numérisation.
En marge de la cérémonie, l’assemblée a visité les différents ateliers pour apprécier la qualité du travail réalisé par les équipes. Outre les agents de l’ABCA, l’atelier a réuni des représentants de structures partenaires, notamment la RTB, SIDWAYA, ainsi que la Direction des archives du ministère en charge de la communication, témoignant de l’importance collective accordée à la préservation du patrimoine audiovisuel national.
Avec cette étape franchie, l’ABCA confirme sa volonté de moderniser la gestion des archives et de renforcer la conservation des œuvres africaines, ouvrant ainsi la voie à une meilleure accessibilité et à une valorisation durable de la mémoire cinématographique du continent.

Cinémathèque Africaine de Ouagadougou

Présentation

La Cinémathèque Africaine de Ouagadougou a été créée en 1989 à l’occasion du vingtième anniversaire du FESPACO. La Cinémathèque Africaine vise à sauvegarder le patrimoine cinématographique de l’Afrique. Elle répond à l’attente des cinéastes et du monde de la culture, soucieux de la sauvegarde du patrimoine culturel de l’Afrique.

La Cinémathèque Africaine de Ouagadougou est une institution publique de l’État, placée sous la tutelle du FESPACO et affiliée à la Fédération Internationale des archives du Film (FIAF) depuis 1994.

Activités

Collecte, inventaire et catalogage des films:

Quarante copies de films constituaient les premiers fonds d’archives de la Cinémathèque. Aujourd’hui, elle possède un centre moderne de conservation des œuvres (centre fonctionnel depuis 1995), où sont traitées et stockées des milliers d’œuvres : documentaires, fictions, actualités, longs et courts métrages représentatifs des cinématographies  d’Afrique et de la diaspora.

Objectifs

  • La collecte des films africains et de toute œuvre relative à l’Afrique.
  • Le traitement, la conservation et la mise en valeur des films collectés à travers des consultations diverses par les chercheurs et les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel.
  • L’inventaire et le catalogage du patrimoine cinématographique de l’Afrique.
  • L’élaboration de filmographies des pays africains